

Tout près de Varennes en Argonne, où furent arrêtés dans leur fuite vers l'étranger Louis XVI et sa famille le 21 juin 1791, se dresse la Butte de Vauquois [1], étrangement tranchée en deux comme par une épée gigantesque : partie allemande, partie française.
La butte de Vauquois est une gigantesque termitière : les aménagements à divers niveaux, de l’extrême est jusqu’au V de Vauquois(1500 m de longueur, 50 à 250 m de largeur, 10 à 50 m de profondeur) dépassent 17 km de puits, galeries et rameaux du côté allemand et 5 km de galeries du côté français. Des milliers de tonnes de gaize sont extraites. Vauquois, c’est aussi l’extraordinaire lutte souterraine livrée dans les dessous : la guerre des mines. Il a été recensé 539 explosions (218 allemandes, 321 françaises). Les mines sont placées de plus en plus profond, les charges sont donc de plus en plus importantes. C’est ainsi que le 14 mai 1916 à 16 heures 10, une mine allemande, estimée à 60 tonnes de Westphalit, fait 108 victimes, bouleversant tout l’extrême ouest de la butte. (Voir ci-dessous le site de l’Association des Amis de Vauquois et de sa Région).
Ce qui nous semble aujourd'hui une simple butte paisible du massif de l'Argonne (Argonne : Pays des Bois) qui ne dépasse pas 308 mètres d'altitude, fut longtemps considérée comme un verrou bloquant le passage aux envahisseurs et ce depuis des siècles. Il fallait le faire sauter. A portée de main, les belligérants, enterrés sur plusieurs niveaux de galeries souterraines s'entretuent avec acharnement. La végétation n'a pas recouvert les traces de cette horreur, des cratères de mine de plus de 20 mètres subsistent [2]. Au sommet de la butte un monument signale l'emplacement de l'ancien village détruit [3]. Au pied de la butte, un témoignage : les wagons à deux essieux dits trucks Péchot [4] utilisés de manière intense pour le transport de toute la logistique de la Butte de Vauquois sur 11 km de voies de 60 cm de large.
De nombreux cimetières, monuments et mémoriaux [5] dont celui de Pennsylvanie [6] [7] jalonnent la voie en direction de Verdun, ainsi que de nombreux lavoirs ou fontaines [8] qui ponctuent la Meuse, une très belle région. Forteresse gauloise, un des Trois Evêchés du Moyen Age avec Toul et Metz, Verdun a une longue histoire tourmentée. Connue de tous par les terribles batailles qui s'y déroulèrent pendant la Première Guerre Mondiale, Verdun se découvre de part et d'autre de la Meuse [9] : Porte Chaussée (16e siècle) [10], et le monument à la mémoire des armes ayant combattu [11] [12], Porte Saint-Paul, Porte Châtel, Cathédrale Notre Dame et son cloître, Palais Episcopal abritant le Centre Mondial de la Paix, Carrefour des Maréchaux, Monument de la Victoire qui domine la ville [13] [14], Citadelle souterraine [15] dont les sept kilomètres abritaient les soldats au repos et dont la visite en véhicule autoguidé fait plonger dans une époque encore terriblement présente et oppressante.
Tout autour de Verdun, désolation et émotion profonde : champs de bataille labourés [16] par les bombes (Les Eparges), cimetières, mémoriaux, forts ou ce qu'il en reste (Vaux), villages totalement détruits (Fleury sous Douaumont), Tranchée des Baïonnettes, Côte 304, Le Mort-Homme, Montfaucon, Argonne, Haute-Chevauchée, Chemin des Dames, Voie Sacrée, Douaumont enfin.
Lire aussi : Douaumont et le Fort de Vaux et : Haute-Chevauchée - Kaiser Tunnel
De nombreux cimetières, monuments et mémoriaux [5] dont celui de Pennsylvanie [6] [7] jalonnent la voie en direction de Verdun, ainsi que de nombreux lavoirs ou fontaines [8] qui ponctuent la Meuse, une très belle région. Forteresse gauloise, un des Trois Evêchés du Moyen Age avec Toul et Metz, Verdun a une longue histoire tourmentée. Connue de tous par les terribles batailles qui s'y déroulèrent pendant la Première Guerre Mondiale, Verdun se découvre de part et d'autre de la Meuse : Porte Chaussée (16e siècle), et le monument à la mémoire des armes ayant combattu , Porte Saint-Paul, Porte Châtel, Cathédrale Notre Dame et son cloître, Palais Episcopal abritant le Centre Mondial de la Paix, Carrefour des Maréchaux, Monument de la Victoire qui domine la ville, Citadelle souterraine [15] dont les sept kilomètres abritaient les soldats au repos et dont la visite en véhicule autoguidé fait plonger dans une époque encore terriblement présente et oppressante. Une halte verte en face de la citadelle .
Tout autour de Verdun, désolation et émotion profonde : champs de bataille labourés [16] par les bombes (Les Eparges), cimetières, mémoriaux, forts ou ce qu'il en reste (Vaux), villages totalement détruits (Fleury sous Douaumont), Tranchée des Baïonnettes, Côte 304, Le Mort-Homme, Montfaucon, Argonne, Haute-Chevauchée, Chemin des Dames, Voie Sacrée, Douaumont enfin.
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